Atlantic City Art Creation

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Barcelona, Sagrada Familia : the mystery of the creation


 

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Le mystère de la Sagrada Familia...

 

Voilà une expérience qui ne peut pas laisser indifférent : voir le documentaire "Gaudi, le mystère de la Sagrada Familia", de Stefan HAUPT.

Les images de la foule de supporters de foot descendant des Ramblas de Barcelona, se superposant avec celles des visiteurs toujours plus nombreux de l'édifice religieux, nous invitent à entrer dans un tourbillon vertigineux ; de quelle ferveur les humains de 2014 sont-ils le plus épris ? La débauche d'images qui retracent les cent vingt ans de ce projet grandiose, toujours inachevé, nous placent devant un mystère qui semble s'épaissir au fil des déclarations et des points de vue des acteurs ou des spectateurs de cette œuvre.

Les questions d'ordre techniques, artistiques, sociologiques, économiques, politiques et théologiques ne cessent d'ajouter du mystère au mystère... L'être humain, en quête de perfection, semble condamné à expier sa "chute" dans ce monde matériel et mortel, en poursuivant un projet dont il ne souhaite pas vraiment la fin, comme s'il désirait prolonger l'éternité dans une matière et un temps qui lui échappent toujours... Cruelle plongée dans le monde de la "Société du spectacle" quand cette grandiose et fascinante production se trouve soudain mise en péril par la construction d'une ligne souterraine d'un train à grande vitesse, telle une sorte de figure improbable de la parabole des "Marchands du Temple" qui règlent leurs comptes eux-mêmes.

Le théologien nous livre peut-être une des clefs, à la fin, quand il déclare que le mystère ne peut être représenté ni défini ; il ne peut que rester mystérieux à l'Homme. Il nous invite à trouver un peu de paix dans le silence et l'infini.

Ce film trouve un écho dans ces deux phrases d'artistes que j'affectionne : "La poésie est l'amour réalisé du désir demeuré désir." (René Char) ; "Une photographie est un secret sur un secret. Plus elle vous en dit, moins vous en savez." (Diane Arbus). Dès que l'humain, constructeur et artiste se confronte à la matière, il s'engage dans une voie sans fin qui ne peut s'arrêter aux limites de son  œuvre. Ses productions lui survivent, le temps d'un autre temps, qu'il voudrait infini mais qui s'efface devant le Divin...

                                                                                                                       Mai 2014

 

 

The mystery of Sagrada Familia...

Here is an experience which cannot leave unmoved : see the documentary " Gaudi, the mystery of Sagrada Familia ", of Stefan HAUPT.
The images of the crowd of downward supporters of soccer of the Ramblas of Barcelona, overlapping with those of the visitors always more numerous of the religious building, invite us to enter a vertiginous whirlwind; of what fervour are the human beings of 2014 the most in love ? The debauchery of images which redraw hundred and twenty years of this grand, always unfinished project, place us in front of a mystery which seems to thicken in the course of the statements and the points of view of the actors or the spectators of this work.
The technical, artistic, sociological, economic, political and theological questions of order do not stop adding of the mystery to the mystery... The human being, in search of perfection, seems condemned to pay for his "fall" in this material and mortal world, by pursuing a project the end of which he does not really wish, as if he wished to extend the eternity in a material and one time which always escape him... Cruel dive in the world of the " Company of the show " when this grand and fascinating production is suddenly put in danger by the construction of a subterranean line of a high speed train, such a kind of improbable face of the satellite dish of the "Moneychangers in the Temple" which settle their accounts themselves.
The theologian delivers us maybe one of the keys, at the end, when he declares that the mystery cannot be represented nor defined; he can only remain mysterious to the Man. He invites us to find a little of peace in the silence and the infinity.
This movie finds an echo in these two artists' sentences which I like: " the poetry is love realized by the lived desire desire. " (René Char); " a photography is a secret on a secret. The more she tells it to you, the less you know about it. " (Diane Arbus). As soon as the human being, the builder and the artist confronts with the material, he makes a commitment in an endless way which cannot stop in the limits of his work. His productions survive him, the time of another time, than he would want infinite but who fades in front of the Divine...

In May, 2014

 

 

 

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23/07/2014
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